Le contexte

Depuis les années 1980, la distribution automobile a traversé quatre cycles distincts. L'industrialisation du retail, l'âge d'or entrepreneurial des années 1990-2010, la consolidation industrielle des groupes multi-régionaux. Puis, à partir de 2020, une rupture d'une ampleur inédite.

Aujourd'hui, le marché français des véhicules neufs s'est structurellement contracté par rapport aux niveaux pré-COVID, sans perspective évidente de retour aux volumes d'antan. Les motorisations électrifiées prennent le dessus sur les thermiques pures. L'écart de prix entre un véhicule électrique et un véhicule essence reste significatif, avec des implications profondes sur les marges, le financement client et les comportements d'achat. La concentration du marché s'accélère : une poignée de grands groupes capte l'essentiel des volumes de véhicules neufs, tandis que la rentabilité nette moyenne des réseaux reste sous pression, avec des écarts considérables entre les meilleurs et les moins bien positionnés.

Simultanément, une génération entière d'entrepreneurs qui ont bâti leurs groupes dans les années 1990 aspire à passer la main. Les nouveaux entrants chinois reconfigurent les équilibres de marque et de distribution. L'intelligence artificielle annonce une transformation profonde des métiers commerciaux. L'intensité capitalistique nécessaire pour rester compétitif ne cesse d'augmenter.

Dans ce contexte, le risque n'est pas de prendre une mauvaise décision. C'est de ne pas en prendre.